Nous entamons la journée par une séance de yoga menée par Prem sur le toit du bâtiment principal, suspendus presque au-dessus d’une mer de nuages qui engloutit la majestueuse vallée. Le souffle est léger, l’air frais, et la lumière du matin glisse doucement sur nos visages.
Vers dix heures, nous quittons l’ashram pour une longue marche à travers la vallée. Notre première étape est l’étable où naquit Ramshandra. En chemin, nous traversons un pont suspendu qui vibre au rythme de nos pas, puis nous obliquons vers la rivière. Là, certains savourent la fraîcheur vivifiante de son eau claire : quelques-uns n’y trempent que les pieds, tandis que les plus courageux s’y immergent entièrement, leurs éclats de rire résonnant entre les parois de la vallée.
Après la visite de l’étable, un repas népalais traditionnel nous est servi dans la maison voisine, préparé sous la direction bienveillante de l’une des sœurs de Ramchandra. Le temps s’étire ensuite en une courte pause avant notre visite de l’école financée par Ramchandra. Nous y sommes accueillis par les responsables et les professeurs, et les caravaniers offrent un chant en hommage, porté par l’émotion du lieu et l’enthousiasme des élèves.
Il est alors temps de reprendre le chemin vers l’ashram, perché à plus de 2000 mètres d’altitude. Deux groupes se forment : l’un, conduit par Ramchandra, s’engage sur les sentiers escarpés de la montagne ; l’autre emprunte la route, puis une partie du trajet dans la benne d’un pick-up. Nous ne tardons pas à comprendre que cette seconde option n’était pas la plus avisée : entassés à une dizaine, secoués comme des pruniers, nous nous accrochons tant bien que mal pour garder l’équilibre.
Enfin, l’ashram réapparaît, paisible, dans la lumière de la fin d’après-midi. Chacun retrouve alors ses occupations : sauna fumant, soins ayurvédiques, partie de cricket avec les enfants, méditation silencieuse auprès de Ramchandra.

La journée s’achève autour du feu où les enfants dînent, perdus dans la danse des flammes… et où certains laissent même, par mégarde, leurs chaussures se consumer lentement parce que placées trop près des flammes...
Les quelques photos "No Comment" du jour :





