23 septembre
La nuit est très douce. Une lune presque pleine frise l’horizon. Elle va bientôt disparaître laissant place au soleil qui arrive de bonne heure ici. Vers cinq heures trente, ses premiers rayons caressent les deux catamarans qui mouillent dans le lagon. Six heures du matin, à la fraîche, Hubert, Sonia, Jean-Pierre, suivis d’Othilda, Patrice, Laurent et Lou nagent dans le lagon, palmes, masque et tuba… Les requins les accompagnent. Tout semble tellement paisible. Du pont des bateaux, quelques caravaniers regardent cet étrange ballet aquatique des humains et des cétacés et ne souhaitent pas se baigner. La peur des requins alimentée par le film Les dents de la mer est bien réelle chez certains. Après un bon petit-déjeuner, nous partons vers l’extrémité Ouest du lagon de Makemo et trois heures plus tard nous mouillons près du Motu d’Aurakia qui donne sur la passe qui s’ouvre sur le Pacifique. Sur ce Motu, je vais offrir aux caravaniers un premier enseignement sur comment Rendre belles les fausses notes de la vie. Vers 10h30, nous emmenons le piano sur le Motu et pour que celui-ci fonctionne, nous le raccordons à une batterie de 12 volt. Deux tentes de plage sont posées, nous protégeant du soleil. Pendant trois heures, les caravaniers vont se succéder et apprendre à harmoniser les fausses notes en s’écoutant les uns les autres. Il est plus de 14 heures et la faim se fait sentir. Les tentes de plage toujours dressées, nous retournons tous au bateau pour déjeuner. Après une rapide sieste, vers 16 heures tout le monde repart sur le Motu. Sonia, une caravanière, offre au groupe une séance de watsu dans le trou d’eau du Motu. 18 heures, nous rentrons tous, la nuit est bien tombée, et avec elle une fraîcheur difficile à supporter. Nous sommes tous trempés, en maillots de bain. Il fait froid vraiment. Ça pèle en Polynésie ! On devrait l’appeler la Pélynésie…